La galerie d'image nécessite JavaScript et le lecteur Flash.


Téléchargez le lecteur Flash.

LA PERDRIX MÂLE ET LA PERDRIX FEMELLE
CREATION A PHNOM PENH (CAMBODGE)
MISE EN SCÈNE CATHERINE MARNAS

ÉQUIPE DE CRÉATION

Mise en scène : Catherine Marnas
Scénographie : Carlos Calvo
Costumes : Édith Traverso
Création musicale : Alain Aubin

En voulant protéger ses enfants d’un incendie, une femelle perdrix meurt. Devant le danger, son mâle a fui. Elle fait alors le vœu de ne plus jamais avoir à faire à lui. Elle se réincarne en princesse, lui, en homme bête et laid.

Dans la fuite du mâle et le courage de la femelle, se dessine une petite touche féministe. Les histoires d’Œdipe et l’énigme du Sphinx ou Turandot, la princesse qui ne voulait pas se marier de Puccini, viennent apporter le note occidentale à ce spectacle -qui en abordant le thème de l’épreuve- évoque en filigrane le drame connu par le peuple khmer.

La perdrix mâle et la perdrix femelle -inspirée d’une légende khmère- et créée avec une équipe d’acteurs cambodgiens a été joué les 03 et 04 octobre 2008 au Théâtre Chenla dans le cadre de la deuxième édition du Festival Lakhaon.


CHHON Sina
CHUMVAN Sodhachivy
KRET SREY Ream
GNEL Savary
POM THEARA Chenda
THENG Kim Sar

Création présentée dans le cadre du Festival Kakhaon et soutenue par :

Le Centre Culturel Français au Cambodge
& Cultures France.

Le Festival Lakhaon a pour but de participer à la renaissance des différentes formes de théâtres traditionnels du Cambodge et de favoriser la structuration d’une forme contemporaine grâce à la rencontre et l’échange avec des artistes venus d’autres horizons.

Site du Centre Culturel Français du Cambodge


création le vendredi 3 octobre 2008
Théâtre Chenla Phnom Penh

DATE LIEU VILLE

2008-10-04 00:00:00

du 3 octobre 2008
au 4 octobre 2008
Théâtre Chenla Phnom Penh

CAMBODGE SOIR HEBDO

Catherine Marnas, metteuse en scène française, présente à Phnom Penh un spectacle inspiré d’une légende khmère, La Perdrix mâle et la perdrix femelle. Interpellée par la rencontre des cultures, elle nourrit son art au fil de ses voyages.

Briefing sur la scène du théâtre Chenla. La troupe, assise en cercle sur l’estrade, écoute Catherine Marnas. La metteuse en scène précise ce qu’elle attend de ses acteurs. Elle s’accompagne de gestes, fait chanter l’un, attend que le traducteur ait terminé pour continuer. Dans le cercle, six comédiens khmers, recrutés lors d’un atelier qu’elle a animé un mois auparavant, l’écoutent attentivement.

À la demande du Centre Culturel Français, pour son festival de théâtre Lakhaon, la metteuse en scène vient de monter, avec son équipe, en un mois et demi, un spectacle à partir d’une légende khmère. Une trame dont Catherine Marna a réécrit la fin, changé le début, intégré des histoires occidentales. "J’ai dû déconstruire les représentations que les acteurs avaient de ce conte", explique-t-elle. "Cela les a un peu déconcertés". Depuis les gradins, elle invite ses acteurs à se concentrer. Les cheveux blonds en chignon planté de baguettes, Catherine Marnas est souriante, rigoureuse sûremement, compréhensive certainement.

Une metteuse en scène "tout terrain"

Catherine Marnas bouillonne d’idées, puisant partout son inspiration nécessaire à ses créations. "L’important est de pouvoir démocratiser mon art et de faire converger les cultures. J’aime me confronter aux différences culturelles". Elle a travaillé au Mexique, au Brésil, en Chine et cette fois, au Cambodge. Pour Alain Arnaudet, le directeur du CCF, cela ne fait aucun doute : "Elle sait s’adapter, les conditions de travail ne sont pas les mêmes qu’en France, elle est réellement "tout terrain".

Du Cambodge, Catherine Marnas se confronte à la notion de temps : "Dans la civilisation occidentale, l’humain veut maîtriser la nature, le temps, il est toujours en lutte. Ici la philosophie de vie est basée sur une vraie harmonie. Mon travail s’en ressent déjà. Je suis connue en France pour être une metteuse en scène "punchy". Mais ce spectacle est plus doux, plus lent que ma dernière pièce".

Également enseignante, Catherine Marnas est sensible à la dimension formatrice du projet. "Alain Arnaudet et Borin Khor (responsable du service culturel du CCF) ont une vraie réflexion sur ce qui pourrait être utile au Cambodge, pour la rencontre soit fructueuse d’un point de vue pédagogique", explique-t-elle. Les acteurs semblent également apprécier l’échange, la rencontre, et sous l’impulsion du CCF, envisagent une tournée dans le royaume.

Marie Jansana