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LE BANQUET FABULATEUR
CRÉATION COLLECTIVE
MISE EN SCÈNE CATHERINE MARNAS

ÉQUIPE DE CRÉATION

Mise en scène : Catherine Marnas
Création son : Madame Miniature
Création lumière : Guillaume Deleuil
Avec
Julien Duval,
Odille Lauria,
Franck Manzoni,
Maud Narboni,
Olivier Pauls.

La Compagnie Parnas vous convie à son Banquet Fabulateur. Comme au temps des "sümposiums" -cette institution propre aux Anciens Grecs- qui associait dans l’allégresse des vapeurs du vin, culture, convivialité et philosophie, la scène accueille spectateurs et comédiens qui portent ensemble des toasts en éloge à la puissance de la fabulation et de l’imaginaire.

La fabulation et l’imagination, deux fonctions propres à l’homme par laquelle nous appréhendons le monde, l’interprétons, s’en affranchissons et échaffaudons aussi les utopies de demain. En ces temps de “glaciation”, faire l’éloge de l’imagination, c’est bien sûr, plus que jamais, rendre hommage au théâtre. Que serait notre représentation de la douleur de l’Amour sans “Romeo et Juliette” ? Quelles représentations aurions-nous de nos doutes métaphysiques, de l’absurdité du monde, de l’ivresse du pouvoir sans “être ou ne pas être” ?
- Le Banquet Fabulateur pioche dans la grande malle du grenier de l’imaginaire théâtral dans laquelle sont tirés des fragments tissés de textes du répertoire classique, burlesque, dramatique. Entre rêverie, causerie, et réflexion tantôt poétique, tantôt philosophique, surréaliste, ludique, grave ou absurde, entrecroisés de numéros de prestidigitateurs et d’éclats de rire, y sont convoqués, à tour de rôles, Cyrano de Bergerac, Faust, Feydeau, Goethe, Edmond Rostand, Sophocle, Shakespeare, Tchekhov, et bien d’autres merveilleux « sublimateurs » d’hier et d’aujourd’hui, aux pouvoirs évocateurs.
En fil rouge, la pensée aigüe de Nancy Huston rappelant que toute civilisation est tissée de fables, de légendes et de fictions et qu’avec ces récits nous construisons ensemble notre humanité.


Coproduction : Théâtre des Salins

Le Théâtre des Salins a accueilli :
- Les chiens de conserve de Roland Dubillard, 2004
- Sainte Jeanne des Abattoirs de Brecht, 2006
- Vengeance tardive de Jacques Rebotier, 2007
- Lilith ou de l’inconvénient pour sa réputation de refuser la position du missionnaire, 2007


création le mercredi 18 mars 2009
Théâtre des Salins Martigues (13)

reprise le mardi 4 mai 2010
Théâtre d’Arles Arles (13)

DATE LIEU VILLE

2010-11-27 21:00:00

le 27 novembre 2010 à 21h00
La Distillerie Aubagne (13)

2010-11-26 21:00:00

le 26 novembre 2010 à 21h00
La Distillerie Aubagne (13)

2010-11-12 20:30:00

le 12 novembre 2010 à 20h30
Théâtre de la Colonne Miramas (13)

2010-11-09 20:30:00

le 9 novembre 2010 à 20h30
Théâtre de la Colonne Miramas (13)

2010-10-22 20:30:00

le 22 octobre 2010 à 20h30
Salle ERAC Cannes (06)

2010-10-09 20:30:00

le 9 octobre 2010 à 20h30
Théâtre Le Sémaphore Port de Bouc (13)

2010-10-08 20:30:00

le 8 octobre 2010 à 20h30
Théâtre Le Sémaphore Port de Bouc (13)

2010-05-06 20:30:00

du 4 mai 2010
au 6 mai 2010
Théâtre d’Arles Arles (13)

2009-12-18 13:27:00

du 8 décembre 2009
au 18 décembre 2009
Friche la Belle de Mai Marseille (13)

2009-11-21 20:30:00

le 21 novembre 2009 à 20h30
Théâtre Le Cadran Briançon (05)

2009-11-20 20:30:00

le 20 novembre 2009 à 20h30
Théâtre Le Cadran Briançon (05)

2009-11-19 20:30:00

le 19 novembre 2009 à 20h30
Théâtre Le Cadran Briançon (05)

2009-03-21 18:00:00

le 21 mars 2009 à 18h00
Théâtre des Salins Martigues (13)

2009-03-20 20:30:00

le 20 mars 2009 à 20h30
Théâtre des Salins Martigues (13)

2009-03-18 20:30:00

le 18 mars 2009 à 20h30
Théâtre des Salins Martigues (13)

ZIBELINE

Les étudiants du BTS Design de Communication du Lycée Marie Curie (Marseille) rendent compte de leur soirée avec la Compagnie Parnas...

Accueil aussi chaleureux que surprenant, lustres de cristal, accessoires à vue, hop, nous voici embarqués pour la traversée (trop courte, hélas, on en aurait goûté un peu plus encore !) de quelques délires de notre Espèce Fabulatrice . C’est le texte éponyme de Nancy Huston qui a donné à la Cie Parnas l’idée de ce banquet fabulateur auquel cinq comédiens nous convient avec élégance et fantaisie. Un florilège de grands noms du théâtre (Shakespeare, Tchekhov, Sophocle, Rostand, Racine...) se tisse avec fluidité et en musique. On se réjouit d’écouter se répondre tragédies et comédies dans un festival de répliques célèbres. Le tout servi par une mise en scène atypique qui met en contact le spectateur et l’acteur. Pour ce voyage inspiré du banquet platonicien, nous sommes installés à la même table que les comédiens et partageons avec eux, vin, fruits et discours. Ils sont tous fabuleux aux deux sens du terme ! Leurs mots, leurs gestes et leur jeu, excellent, nous ouvrent les portes d’une fantastique épopée à travers l’imagination car comme le disait Romain Gary, et c’est une phrase qu’ils répètent, "rien n’est humain qui n’aspire à l’imaginaire." Puisque l’homme passe sa vie à la jouer, puisqu’il est un animal fabulateur, autant lui laisser la parole. C’est ce qu’ils ont fait l’autre soir à la Friche, avec talent, et nous les remercions du beau moment de théâtre qu’ils nous ont offert. Mandy Collurat, Marion Berthier et d’autres étudiantes


LA MARSEILLAISE

À la Friche Belle de Mai, le "Banquet Fabulateur" fomenté par Catherine Marnas et les siens est une parenthèse enchantée. Une ivresse du verbe et du geste, simplement magique.
(...)
Se posant en héritiers de Platon et de son sümposium- dont on nous rappelle en préambule qu’il signifie littéralement "beuverie en commun"-, mais aussi de Romain Gary ("Rien n’est humain qui n’aspire à l’imaginaire"), un quintet de comédiens, disséminés parmi les 80 convives, autour de cette en "U" et sous une dizaine de lustres, va se lancer dans un concours d’éloquence, de toast en toast. Sur les tables, des carafes de vin rouge (du bon, de Cogolin) et de jus de raisin ; mais l’ivresse va venir d’ailleurs, du verbe, du jeu, du geste, des costumes, des corps ; un festin de langues déliées, pour des regards, sans cesse reliés.
Subtilement, les toasts enchaînés cèdent la place à de véritables "morceaux" de pièces, du Cyrano de Rostand au Platonov de Tchekhov, du Fil à la patte de Feydeau à la Plume d’ange de Nougaro ou la Cantatrice Chauve de Ionesco, parsemés de bribes de Sophocle, Pagnol, Corneille, Claudel... Envoûté, médusé, fasciné, tour à tour amusé par les déboires d’un Cyrano qui peine à imposer sa nasale tirade, hilare au milieu du quatuor mécanique de Feydeau et soudain saisi par un air du Lakmé de Delibes, suspendu à une Llorona ibérique ou la larme à l’œil face à Anna Petrovna (magnifique Maud Narboni), le public n’en perd pas une miette ; c’est tout simplement une déclaration d’amour au théâtre et à la vie que ces instants partagés- et quelques confidences intimes susurrées à l’oreille - provoquent dans les têtes et dans les cœurs des convives.
Unique, jusqu’au final, exécuté par l’impressionnant Julien Duval qui, sans mots ni accessoires, enchaîne les hommages à quelques dizaines de sculptures, peintures et photographies, du Penseur à la Joconde. À l’heure des quêtes démagogiques d’identités nationales soi-disant perdues et de la glaciation des budgets culturels, cette démonstration est un chaleureux, salutaire et éclatant rappel de la nécessité de l’art pour l’humanité et la communauté.
Denis Bonneville


LA PROVENCE

La Cie Parnas fait un éloge à l’imaginaire, jusqu’à samedi à La Friche Belle de Mai
"Banquet Fabulateur", le théâtre en partage
On entre par cinq, dans une salle Seita plongée dans l’obscurité. Une femme à la chevelure rousse glissée dans une robe de velours nous attend, une lanterne à la main. Elle nous invite alors à rejoindre la table dressée sous des lustres anciens à pampilles. Et nous propose de nous servir en vin rouge ou en jus de raisin. L’on se regarde alors, entre inconnus amusés, rassemblés là, à côté de cet homme au visage ensanglanté ou de cette belle brune dans sa toilette orange. Puis, une voix s’élève et nous donne la teneur de ce rendez-vous nocturne. Tout part donc du banquet de Platon : le mot grec "Sümposium" traduit par le mot "banquet" signifie littéralement "beuverie en commun". Mais il ne sera pas question d’ivresse ce soir-là. Plutôt d’exaltation, de célébration, "un concours d’éloquence, une quête de savoirs". Ensemble, dans les vapeurs du vin, nous allons porter des toasts à l’imaginaire. Enfin, eux, ces hôtes costumés au regard brillant. Un par un, ils vont se lever, le verre à la main, et déclamer des vers, de la prose, citer des éclats de textes, sous forme d’allocutions, de chants et de saynètes, voire de joutes verbales. Les auteurs et les époques se bousculent (Cyrano de Bergera, Faust, Sophocle, Shakespeare, Tchekhov...) ; les écritures se croisent ; les destins s’entrelacent ; le rire côtoie les pleurs ; le vaudeville, le pantomime ; la farce, la tragédie. Et la représentation classique vole en éclats. On boit alors les paroles de ces comédiens qui jubilent. On savoure avec eux le plaisir de jouer. On goûte au théâtre avec délectation. "Rien n’est humain qui n’aspire à l’imaginaire", écrivait Romain Gary. Avec ce Banquet fabulateur, on touche à l’essence même de notre espèce : l’appétence à se divertir. Tout simplement.

Annnabelle Kempff


ETEIGNEZ VOS PORTABLES !

Autour du Banquet Fabulateur, Écouter les interviews de Catherine Marnas et Édith Traverso (costumière) dans l’émission "Éteignez les portables", chronique danse et théâtre par Louis Badie, le 2ème lundi du mois à 11h


ZIBELINE

Le théâtre s’invite au Banquet
"En ces temps de "glaciation" faire l’éloge de l’imagination, c’est plus que jamais rendre hommage au théâtre" écrit Catherine Marnas, qui sait ce que théâtre veut dire : on se souvient de Sainte Jeanne des abattoirs ou de La Jeune fille aux mains d’argent... Une fois encore avec Le Banquet fabulateur, elle écrit une partition sur mesure pour les acteurs qui endossent avec une aisance spectaculaire les habits de la tragédie comme ceux de la farce, du vaudeville et de la pantomime. Le public se délecte qui, invité à la table du banquet, accepte de participer à cette "beuverie en commun"... Hommage donc au théâtre avec une mise en espace très contraignante dont les acteurs se jouent, et hommage aux textes à travers une succession de saynètes entrecoupées de toasts enjoués.
Catherine Marnas invoque tour à tour Platon (incontournable ici), Shakespeare, Romain Gary, Feydeau, Tchekov..., fait virevolter les tirades d’un bout à l’autre de la table, entremêle les destins, bouscule les codes de la représentation laissant à vue cour et jardin. La metteur en scène aime les acteurs et ils le lui rendent bien : Le Banquet fabulateur est une leçon de théâtre, un concours d’éloquence, un festin de plaisanteries et de bons mots, un feu d’artifice de tirades où l’absurde côtoie le tragique, l’animalité l’humain, la comédie le mouvement, le rire et le cri. Tout le théâtre est là, au plus près du public, avec ses artifices et ses déguisements, ses illusions, sa vérité.

Marie Godfrin-Guidicelli