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LE RETOUR AU DÉSERT
DE BERNARD MARIE KOLTÈS, TRADUCTION DE ANGELA LEITE LOPES
MISE EN SCÈNE CATHERINE MARNAS

EQUIPE DE CRÉATION

Mise en scène : Catherine Marnas
Scénographie : Carlos Calvo
Création son : Madame Miniature
Lumière : Michel Theuil
Costumes : Bia Junqueira
Création vidéo surtitrage : Olivier Reiso
Assitante à la mise en scène
et interprète : Rita Grillo

II faudrait supprimer l’héritage : c’est cela qui pourrit les petites villes de province. II faudrait changer le système de reproduction tout entier : les femmes devraient accoucher de cailloux : un caillou ne gêne personne, on le recueille délicatement, on le pose dans un coin du jardin, on l’oublie.

Extrait : Mathilde, acte IV, scène 14.

La langue française comme la culture française en général ne m’intéresse que lorsqu’elle est altérée, une langue française qui serait revue et corrigée, colonisée par une culture étrangère, aurait une dimension nouvelle et gagnerait en richesses expressives.

Bernard-Maris Koltès

Bernard-Marie Koltès aimait surprendre. Avec Le Retour au désert, l’une de ses dernières pièces, la surprise vint d’abord de l’interprète pour laquelle il écrivit le rôle de Mathilde : Jacqueline Maillan, une star comique du théâtre de boulevard. Il nous avait habitués aux lieux hors du monde, no man’s land marginaux et sombres et nous voilà dans une maison bourgeoise de la province française embarqués dans une histoire de famille, une sorte de comédie bourgeoise en apparence, une attaque en règle contre l’ethnocentrisme mesquin de la bourgeoisie française de province. Monter cette pièce au Brésil c’est choisir de la sortir de son contexte franco-français, de la déraciner pour entendre de manière évidente sa force métaphorique et les mythes universels qui font pour moi la force des pièces de Koltès. Il y a des Atrides, des tragiques grecs dans le combat fratricide que se mènent Mathilde et Adrien. La guerre est partout : dedans, dehors, passée et présente, la Guerre d’Algérie, la Deuxième Guerre mondiale reproduites intramuros dans un cycle sans fin. La naissance des deux bébés noirs à la fin, Rémus et Romulus, assure que le combat continuera. On trouve dans Le Retour au désert un thème que Koltès poursuivra avec Roberto Zucco : les murs. Murs qui enferment et qui protègent, que Zucco traverse avant de se rendre compte que « derrière un mur il y a un autre mur » et que c’est donc vers le haut, vers le ciel que l’on peut s’échapper. Envol qu’Édouard réalisera miraculeusement dans Le Retour au désert. Ces murs prennent une évidence criante au Brésil. L’énorme différence de niveau de vie (division de plus en plus évidente dans le monde entier) voit naître de plus en plus de résidences fortifiées, prisons farouches. La cristallisation de cette peur qui régit les rapports entre les hommes est rendue encore plus cruelle et plus actuelle par le côté désuet de cette propriété provinciale des années 60. La vision de Koltès a la force d’une métaphore poétique mais aussi d’une prophétie sur notre temps. Mathilde vient pour arracher Adrien hors de ces murs, parois de la cage dans laquelle il enferme son fils, protections contre les dangers du monde, protections contre la vie. A l’épreuve du plateau, sous l’apparente clarté des personnages et des situations (quelquefois BD ou télénovela) sourdrent vite des forces noires, sauvages. Je crois que cette pièce doit beaucoup à l’admiration absolue que portait Koltès à Rimbaud ; la haine de ses racines que le poète vagabond a manifestée par rapport à sa ville, Charleville-Mézières, est la même que celle que Koltès exprime ici par rapport à ses propres racines : Metz. Refuser le poids de l’héritage, prendre le risque de vivre, regarder plus large jusqu’aux étoiles, s’arracher à l’attraction terrestre, refuser l’immobilité des racines (« Mes racines, quelles racines, je ne suis pas une salade » dit Mathilde), la comédie bourgeoise laisse transparaître en filigrane le portrait d’un Koltès plus familier. Voilà qui rend Koltès très présent dans Le Retour au désert.
Catherine Marnas


André Auke
Sandra Corveloni*
Julien Duval
Aline Filocomo
Franck Manzoni
Gisella Millas
Maud Narboni
Olivier Pauls
Jairo Pereira
Rita Pisano
Ricardo Romao
Carlos Martins
Bénédicte Simon
Gustavo Trestini

* Prix d’interprétation féminine à Cannes en 2008 pour son rôle dans Linha de Passe de Walter Salles

Coréalisation au SESC São Paulo et au Festival de São José de Rio Preto (Brésil)

En coproduction avec le Théâtre La passerelle / Gap et la Compagnie Parnas

Dans le cadre et avec l’aide de Théâtre sur mesure (programme de CulturesFrance mis en œuvre avec le soutien du ministère de la Culture/DMDTS,

En partenariat avec le ministère des Affaires Étrangères, avec l’aide de la convention CulturesFrance - DRAC PACA - Région PACA, des Consulats de France à São Paulo et à Rio de Janeiro.

Remerciements au à Julia Gomes, chargée de production au Brésil,Castelinho 38


création le jeudi 10 juillet 2008
Festival Internacional de Teatro São Jose do Rio Preto (BRESIL)

reprise le jeudi 7 janvier 2010
Théâtre des Salins Martigues (13)

DATE LIEU VILLE

2010-01-20 15:56:00

du 19 janvier 2010
au 20 janvier 2010
Espace Malraux Chambéry (73)

2010-01-16 15:54:00

du 12 janvier 2010
au 16 janvier 2010
MC2 Grenoble (38)

2010-01-08 16:47:00

du 7 janvier 2010
au 8 janvier 2010
Théâtre des Salins Martigues (13)

2009-11-08 18:00:00

le 8 novembre 2009 à 18h00
SESC Vila Mariana São Paulo (BRESIL)

2009-11-07 21:00:00

le 7 novembre 2009 à 21h00
SESC Vila Mariana São Paulo (BRESIL)

2009-11-06 21:00:00

le 6 novembre 2009 à 21h00
SESC Vila Mariana São Paulo (BRESIL)

2008-11-09 12:09:00

du 4 novembre 2008
au 9 novembre 2008
Théâtre de la Ville Paris (75)

2008-10-24 12:08:00

du 23 octobre 2008
au 24 octobre 2008
Théâtre La passerelle Gap (05)

2008-07-20 12:07:00

du 17 juillet 2008
au 20 juillet 2008
SESC Vila Mariana São Paulo (BRESIL)

2008-07-12 12:03:00

du 10 juillet 2008
au 12 juillet 2008
Festival Internacional de Teatro São Jose do Rio Preto (BRESIL)

ZIBELINE

Depuis longtemps (toujours) Catherine Marnas met en scène des personnages dédoublés, qui assument à plusieurs, en même temps, un rôle. Dans Retour au désert le procédé atteint son paroxysme : les personnages sont systématiquement doublés, suivis, contredits, mimés, caricaturés, explicités, appuyés par leur double, ombres omniprésentes dont ils semblent tirer leur force. Et de surcroît ces ombres sont Brésiliennes, parlant une autre langue...

Ce partage du texte, loin d’encombrer le propos, l’illumine : dans Retour au désert il est question de pays étranger, de relations binaires entre une mère et sa fille, une sœur et son frère, un garçon et son cousin, un serviteur arabe et son jeune patron. L’altérité, en jeu dans la langue de la pièce, brutale et châtiée, comique et violente, est ici projeté sur la scène, tandis que la fracture avec l’étranger semble se jouer au cœur de l’individuation, comme si chacun parlait tout à la fois deux langues labiles : les langues s’échangent, se reprennent, s’écrivent sur les murs, varient dans une remarquable fluidité, une complexité où tout, toujours demeure compréhensible, pendant plus de deux heures de bilinguisme, avec un zeste d’arabe par-dessus, et des incursions fantasmatiques.

L’enjeu de la pièce s’éclaire alors : la maison dont la sœur et le frère se disputent la propriété, l’héritage, n’est pas seulement une métaphore de l’Algérie ou de la France coloniale. Elle est, plus universellement, celle de la langue. C’est à dire du fondement même du théâtre de Koltès, qui parle beaucoup mais dont le sens se dissimule derrière les mots qui sont dits. Comme ces corps doubles qui fabriquent des personnages par l’espace qui les sépare. Les comédiens de la Cie Parnas sont comme toujours formidables. Les Brésiliens sont épatants, la scénographie mouvante efficace et belle : le spectacle a triomphé à Gap, et au Théâtre de la Ville. Bientôt à Marseille, qi subventionne une Cie qu’elle voit décidément trop peu ?

Agnès Freschel


LIBÉRATION

Théâtre. Créée en 1988 par le duo Maillan-Piccoli, « le Retour au désert », pénultième pièce du dramaturge, est revisitée en franco-brésilien à l’occasion du festival d’Automne.

Mathilde est revenue. Il est probable que Bernard-Marie Koltès a eu Brel dans la tête au moment d’écrire le Retour au désert, son avant-dernière pièce. Mathilde est revenue à Metz, dans la maison familiale où habite Adrien, son frère. Elle arrive d’Algérie, avec ses valises et ses deux enfants. Elle a cru quitter la guerre mais la guerre ne l’a pas quittée. Dès la première scène, les hostilités sont déclenchées entre elle et son frère. La cohabitation va se révéler plus que chaotique.

Drôle de pièce : Koltès l’avait écrite spécialement pour Jacqueline Maillan et Michel Piccoli. Pour eux, il était revenu à un théâtre de facture apparemment classique, un vaudeville dans une maison bourgeoise avec règlements de compte en famille et domestiques écoutant aux portes qui claquent.

Lors de la création de la pièce en 1988 au théâtre du Rond-Point à Paris, si la confrontation entre Maillan et Piccoli tenait à peu près ses promesses, la mise en scène de Patrice Chéreau semblait empesée, comme si lui-même doutait de la portée d’un texte aux enjeux confus. C’est que le conflit ne concerne pas seulement les personnages, mais l’écriture elle-même. Dans la maison d’Adrien et Mathilde, Koltès rapatrie des thèmes qui lui sont chers : le rapport de forces, la peur, l’engrenage de la violence, la fascination de l’étranger.

Haine de l’autre. Si les personnages se déchirent entre eux, c’est qu’ils sont aussi déchirés de l’intérieur par le désir ou la haine de l’autre. Mathilde revient d’Algérie avec une fille, née d’un père arabe, qu’elle a appelée Fatima ; à la Libération, elle avait été tondue parce que soupçonnée d’être sortie avec des Allemands. Adrien, le chef d’entreprise, semble dégoûté du monde et de lui-même, et tente d’empêcher son fils de quitter la maison.

La pièce oscille entre réalisme historique (les notables proches de l’OAS qui font sauter un café arabe) et lyrisme fantastico-énigmatique : un grand parachutiste noir surgit de nulle part pour faire l’éloge des colonies ; le fantôme de la première femme d’Adrien se promène dans le jardin ; le fils d’Adrien s’envole. Tantôt triviale, tantôt châtiée (Koltès avait le goût de la rhétorique classique), toujours en déséquilibre entre deux registres, la langue est encore déstabilisée par les interventions en arabe d’Aziz, le domestique de la maison.

Grand jeu. De cette cacophonie, la mise en scène de Catherine Marnas - qui est depuis plus de dix ans artiste associée au théâtre de Gap - fait son miel. Elle commence par l’accentuer. Son Retour au désert est donné en version franco-brésilienne. La pièce a d’abord été montée à São Paulo et les principaux rôles sont doublés : il y a deux Mathilde, deux Adrien, etc., joués par des duos d’acteurs franco-brésiliens. Complices ou comparses, ils se répartissent répliques et situations. Parfois, l’un traduit ce que l’autre vient de dire, d’autres fois pas - il y a des surtitres. A certains moments les acteurs brésiliens se mettent soudain à parler français, et les acteurs français, portugais. Français ou brésilien, Aziz parle aussi arabe.

On s’y perd pendant cinq minutes, puis on s’en amuse beaucoup et ce Retour au désert devient alors un grand jeu, un chaos souriant et remarquablement maîtrisé - presque trop par moments - qui rend justice à la portée comique de la pièce mais aussi à sa dimension tragique.

« J’ai choisi, explique Catherine Marnas, de sortir la pièce de son contexte franco-français, de la déraciner pour entendre de manière évidente sa force métaphorique. » Elle peut compter sur l’homogénéité d’une troupe où chacun est en permanence à l’écoute de l’autre, ce qui n’est pas la plus mauvaise façon de rendre hommage à Koltès.


FOLHA DE SÃO PAULO

Drama de Koltès diminui a distância entre França e Brasil

Destaque no 8° Festival Internacional de São José do Rio Preto é uma espécie de anúncio do Ano da França no Brasil, « O Retorno ao Deserto », de Bernard Marie Koltès, pela Compagnie Dramatique Parnas, dá mostras de uma nova postura nas relações culturais entre Brasil e Europa , ou o « aqui » e o « lá fora »,como costuma dizer nossa claustrofobia neocolonialista.
Dirigida por Catherine Marnas, o projeto rompe com a tradição catequética das luzes sobre a floresta tropical , que desde Louis Jouvet até Peter Brook alimenta uma expectativa de aprendizagem com os mestres estrangeiros.
Discípula de Antoine Vitez, Marnas busca um teatro atento em reverberar o contemporâneo , o popular e o mutinacional, mais do que promover uma cartilha de franceses consangrados. (…)
Inspirado talvez pelo conceito « artaudiano » do duplo, a maiora dos personagens é desobrada em dois , cada um falando seu idioma. (…)
Não se imagine aqui franceses soprando seu espirito para corpos brasileiros. Se , na dupla de Mathieu , Davi Rosa tem um desempenho carismaticamente caricatural nuançado pelo melancólico Julien Duval, Gustavo Trestini e Olivier Pauls compartilham a mesma visceralidade. Para Mathilde, é Bénédicte Simon que fixa uma máscara de escárnio atenuada pela sutil elegância de Sandra Corveloni ( que recentemente em Cannes ajudou a desfazer as fronteiras anacrônicas entre o aqui e o lá fora) .
Assim, o tema de desenraizamento , das falsas armadilhas da herança contra o estrangeiro , universaliza-se pela leitura franco-brasileira.

Sérgio Sálvia Coelho


TEXTURA EDIÇÃO 7, O INFORMATIVO DO FIT

Retorno ao Deserto : Poesia e política

A diretora Catherine Marnas entendeu a aprofundou o (esse) sentido da obra de Koltès , por meio de coros de Mathilde e de Adrien , por meio do bilinguismo da encenação, em que as réplicas são faladas em português e em francês por atores franceses e brasileiros, extraindo-se daí também uma produção excedente de sentido. Tudo se constrói como multiplicidade litigante, como diferença tensionada na encenação. As lutas travadas entre Adrien e Mathilde, por meio da estrutura coral e do bilingüismo , se desmembram enormemente em inúmeras associações com o horizonte cultural e histórico de presente. O cenário concebido por Carlos Calvo e formado por estrutura verticais de madeira constrói a monumentalidade da casa e de seus muros belamente. Do mesmo modo, a visão que se tem desde o jardim, dos cômodos iluminados no interior da casa à noite é não só de grande eficiência, mas logra efeito visual de intensa força poética, conjugando a criação cenográfica e a iluminação de Michel Theuil.

Vemos,na peça,lutas atrozes,que passam,na encenação,por vários registros,indo do confronto dramático à grandiosidade operística,da comédia pastelão às cenas intimistas e mesmo sussuradas, como naquela, de beleza ímpar, em que vemos, com baixa intensidade de luz, o empregado da casa,na companhia de Edouard e Mathieu, filhos de Mathilde e da Adrien, a noite, na mesa de um bar árabe poucos minutos antes de o recinto vir a explodir, em decorrência da intolerância com o outro e a diferencia. Mas é curioso notar que compartilham o poder e que lutam entre si pelo seu contrôle mantêm o mesmo deprezo pelo outro, sejam esse outro a criança e o jovem, sejam os homens e mulheres do terceiro mundo. Deprezo esse que se patenteia nas atitudes de ambos os protagonistas (Mathilde e Adrien) em relação tanto aos argelinos e africanos de modo geral, quanto aos domésticos árabes que servem aos patrões franceses. Os altos muros que cercam a casa encerraram Mathieu, filho de Adrien , em seu interior, ao longo dos muitos anos em que Mathilde viveu na Argélia. Os muros são como a cerca de arame enfarpado que, na peça Combate de Negros e de Cães, separa o canteiro de obra de empresa francesa na África, segregando-o em relação à savana , aos animais e aos homens africanos,vistos pelos franceses ora como animais, ora como selvagens. Adrien, em « Retorno ao Deserto »,diz para o filho,enquanto o impede de realizar o desejo de sair de casa, que do outro lado do muro é a selva. Essas cercas , esses muros de algumas peças de Koltès ganham, em encenações realizadas na década atual, uma sobrecarga excepcionalmente forte de sentido em associaçao com o aumento radical das legislaçoes e das práticas policiais que protegem os paises europeus frente as massas de immigrantes pobres, que se voltam para os países mais ricos em busca de melhores esperanças de vida . A encenação de « Retorno ao Deserto » no múltiplo dos seus coros e nos desempenhos individuais , na vociferação litigante e no segredo do sussurro, no bilingüismo com que se estrutura, na grandiosidade do dispositivo cênico e na simplicidade por que se pauta o todo, acaba por aprofundar a poética radical e a dimensão política de que o dramaturgo francês precocemente falecido dotou seus textos teatrais.

José Da Costa


CULTURESFRANCE, N°5

Koltès à l’honneur des scènes américaines

Dans le cadre du programme « Théâtre sur mesure » de Culturesfrance, Catherine Marnas met en scène au mois de juillet le Retour au désert de Koltès au festival de São Jose de Rio Preto et au Sesc de São Paulo. Après des adaptations d’Eva Peron à Mexico, de J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne à Sitges (Espagne) ou de Dom Juan à Pékin, elle poursuit donc la création d’œuvres théâtrales françaises à l’étranger en impliquant des acteurs locaux. L’histoire franco-algérienne du Retour au désert est transposée dans le contexte brésilien, un « théâtre sur mesure » qui permet de souligner le caractère universel de la pièce. Celle-ci sera présentée à l’automne au Théâtre de la Ville à Paris, puis de nouveau au Brésil en 2009 dans le cadre de l’Année de la France. …


ENTREVISTA METROPOLIS

Extrait vidéo Entrevista Métropolis